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«Quel modèle de développement régional pour les provinces du Sud ?»

Le CESE à la rencontre des étudiants marocains de France

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C’est à Paris, dans le haut lieu de l’Assemblée du dialogue et des débats citoyens, au Conseil économique, social et environnemental, Place d’Iena, que l’Association des étudiants marocains de France (l’AEMF) a poursuivi son cycle de conférences annuel. Le thème «Quelles réalisations pour les chantiers stratégiques du Maroc ? pour un Maroc tourné vers sa jeunesse» a été l’objet de deux interventions, celle de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France et président du CESE, sur le «Modèle de développement régional pour les provinces du Sud» que nous publions et qui été suivi avec attention par l’auditoire et en particulier par la députée présente, candidate à l’élection municipale de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet.

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Le développement des provinces des Sud est basé sur un modèle social et économique bien intégré.

La seconde intervention, celle de Driss Yazami, président du Conseil national des droits de l‘Homme sur «la situation des droits de l’Homme au Maroc» a permis de décrypter les mutations du Maroc actuel, mutations démographiques, urbaines et culturelles, et les différents paliers de réformes lancées depuis une décennie : code de la famille, reconnaissance du pluralisme culturel avec l’amazigh comme langue officielle, création de l’Instance équité et réconciliation et réformes de la Constitution.

L’intervenant a rappelé que la politique, «c’est la gestion pacifique de la contradiction», une gestion orale quelque peu malmenée au cours de la table ronde portant sur «Les acteurs politiques autour de l’avenir économique et politique du Maroc», qui réunissait le ministre Abdelouahed Souhail, le SG de l’USFP Driss Lachgar, Moncef Belkhayat, membre du BP du RNI, et Alexandre Kateb, directeur de Compétence finance, et qui fut suivie d’un débat intense. Une intensité et une tension qui ont mis en évidence le conflit de temporalité avec, d’un côté, la réalisation des chantiers qui requiert un temps long et, de l’autre, le «ici et maintenant, voire l’urgence» des jeunes qui vivent sur le mode du changement, bousculant les idées et les représentations mentales. Après avoir rappelé la dimension africaine du Maroc, Chakib Benmoussa a souligné que «cette dimension africaine du Maroc ne peut être appréhendée sans une référence particulière aux régions sahariennes du sud du Maroc. Le CESE a initié un travail pour l’élaboration d’un nouveau modèle de développement des provinces du Sud».

Après avoir présenté le CESE, «assemblée constitutionnelle indépendante représentant la pluralité de la société civile organisée et espace de dialogue social et civil et d’élaboration de grands contrats sociaux, favorisant une démocratie participative complémentaire à la démocratie représentative», l’intervenant a présenté les premiers contours du modèle de développement des provinces du Sud. Un modèle également à l’ordre du jour d’une rencontre qui a eu lieu à Paris le 11 juin, sur le thème de la régionalisation hissée aujourd’hui au rang de priorité nationale et animée par les directeurs des Agences du Nord, du Sud et de l’Oriental.

Allocution de Chakib Benmoussa, président du CESE du Maroc devant l’Association des étudiants marocains de France, au CESE, Palais de Iéna à Paris
Le contexte général<

Le Sahara a toujours été une zone de transition entre le nord du Maroc et l’Afrique subsaharienne. Les routes commerciales les plus prospères traversaient la partie occidentale du Sahara pour rejoindre l’Afrique de l’Ouest. Le Maroc saharien figure parmi les déserts les plus arides de la planète, avec des ressources naturelles limitées (eau, terres arables…) et une densité de population faible concentrée sur quelques villes ; ces contraintes ont créé le besoin d’une complémentarité vitale entre nomadisme et monde oasien. Elles ont aussi favorisé le développement d’une identité culturelle forte, fruits d’influences africaine, amazighe et arabe. C’est enfin une région dont le rayonnement est lié à sa dimension spirituelle et religieuse.
Depuis sa décolonisation en 1975, le Sahara fait l’objet d’un différend régional soumis aux Nations unies pour lequel de nombreux plans de solution ont été envisagés sans pouvoir aboutir. Le Maroc, après avoir pris acte de cette situation de blocage, a en 2007 pris l’initiative de présenter un plan pour une large autonomie pour le Sahara dans le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Ce plan a été considéré comme une base sérieuse et crédible pour un règlement politique négocié et nécessite pour sa réussite que toutes les parties fassent preuve de flexibilité, d’esprit de réalisme et de compromis. Le nouveau contexte régional, né des conséquences des «Printemps arabes» et des problèmes sécuritaires liés au développement du terrorisme sahélien, rend encore plus que par le passé nécessaire de trouver un règlement à ce conflit et d’œuvrer à la construction du Maghreb arabe.

En attendant l’aboutissement des négociations menées sous les auspices des Nations unies pour mettre en œuvre le statut d’autonomie qui sera arrêté, le Maroc reprend l’initiative en décidant d’appliquer dans une approche souveraine la régionalisation élargie comme le prévoit la Constitution de 2011, et cela, en commençant par les provinces du Sud. Sa Majesté le Roi, dans un discours adressé à la Nation, a clairement indiqué la volonté de l’État d’élaborer un nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud qui s’inscrive dans le cadre de la régionalisation avancée et lui donne corps sur le plan économique, social, culturel et environnemental et a demandé au CESE d’y contribuer.
L’objectif de ce nouveau modèle de développement est de créer plus de richesses et d’emplois en faveur des populations locales et de favoriser l’éclosion d’une économie régionale attractive et prospère. La régionalisation, en valorisant les spécificités du Sahara, permettra à celle-ci de retrouver sa place naturelle, dans son espace géopolitique et géostratégique, en lien avec l’Afrique subsaharienne et en intégration avec le Nord. L’attention particulière accordée aux volets économique, social et culturel et à un développement durable et sain est le meilleur moyen d’assurer la stabilité régionale, et cela, à un moment où la région du Sahel connait une recrudescence des trafics en tout genre et subit les effets du terrorisme. Ce faisant, le Maroc crée les conditions pour faire de cette région, une zone de paix et de prospérité en mesure de rayonner sur l’ensemble du Grand Nord-Ouest africain. En d’autres termes, c’est en favorisant l’éclosion d’une économie locale, viable et attractive que nous pouvons transformer les provinces du Sud en un trait d’union avec l’Afrique et un pôle régional de coopération.

Le diagnostic préliminaire : des résultats contrastés

Le territoire des provinces du Sud est étendu (416 500 km²) ; il représente 59% du territoire national, mais concentre uniquement 3% de la population nationale (946 000 hab.), avec un taux d’urbanisation moyen de 74%, atteignant 95% dans les régions sud. Ces contraintes influencent le modèle de développement de la région. L’intervention de l’État dans ces régions a été forte au cours des 35 dernières années. Il y a des avancées réelles qui ont été réalisées dans un contexte difficile, un contexte de guerre pendant plus de la moitié de cette période. Il a fallu assurer la sécurité des populations ; réaliser les infrastructures de base : ports, aéroports, réseau routier, réseau de communication, habitat… ; développer les capacités humaines en terme d’éducation, de formation, de santé ; lutter contre la pauvreté, l’analphabétisme par le recours à de nombreux dispositifs d’aide. Cette politique a donné des résultats puisque le PIBR (produit intérieur brut régional) par habitant est supérieur à la moyenne nationale et que les indicateurs sociaux dans cette région se situent dans la tranche supérieure, mais il subsiste de réels problèmes de décollage économique et de création de valeurs locales : l’économie de la région est peu diversifiée et reste fortement dépendante de deux secteurs, à savoir l’administration publique qui contribue à 36% du PIBR et 27% des emplois posant une question de soutenabilité budgétaire à terme et d’équité territoriale, et la pêche avec 17% du PIBR et 35% des emplois ; une économie qui reste fortement soutenue par l’État central dans une logique de rattrapage (des dépenses publiques de 10 à 12 milliards de DH pour des recettes publiques de 1à 2 milliards de DH ; un investissement public massif de 5 milliards de DH par an réalisé à 85% par l’État central et les entreprises publiques, soit un inv./hab. supérieur à 1,5 fois la moyenne nationale) ; un chômage persistant qui avoisine les 17%, et qui touche inégalement certains segments de la population locale, particulièrement au niveau des jeunes sahraouies et des femmes, notamment ceux avec des niveaux de formation moyens et élevés ; des tensions sociales qui résultent en partie des difficultés de cohésion sociale et d’intégration, et cela, malgré des aides directes et indirectes dédiées au territoire qui représentent près de 4,6 milliards de dirhams (Promotion nationale, aide alimentaire, double solde, subventions alimentaires et hydrocarbures, exonérations d’impôts…).

Le constat qui est fait est que malgré tous les efforts consentis, malgré les réalisations, le résultat en termes de développement économique, de création de richesses locales, de création d’emplois, de cohésion sociale est en deçà des attentes actuelles. Il n’y a pas eu un réel «take off» ou décollage économique avec une implication forte du privé. Le contexte géopolitique et la gouvernance des provinces du Sud n’ont pas favorisé l’émergence d’une culture partagée du développement de la région, ni une implication forte des acteurs concernés ou une cohérence des politiques publiques mises en œuvre. L’État demeure le premier investisseur et employeur dans les provinces du Sud ; l’investissement privé et les initiatives individuelles restent largement insuffisants.
Comment répondre aux attentes des populations locales en matière de droits essentiels ? Comment prolonger l’effort de l’État et encourager le développement d’un privé productif qui investisse sur le long terme en tirant profit des atouts de la région ? Comment renforcer le lien social entre les différents segments de la population ? Comment favoriser la citoyenneté et le vivre ensemble ? Quelle politique urbaine et d’aménagement du territoire faut-il privilégier ? Comment s’inscrire dans une logique de développement durable et encourager la protection des écosystèmes fragiles comme la baie de Dakhla ? Telles sont les questions auxquelles se propose de répondre ce nouveau modèle.

L’effectivité des droits essentiels

Dans le cadre de ses travaux, le CESE a commencé par analyser «l’effectivité des droits humains fondamentaux, économiques, sociaux, culturels et environnementaux dans les provinces du Sud» et a présenté ses résultats dans un rapport d’étape qu’il vient de publier. Ce rapport a procédé, au regard de normes universelles et de principes opposables, à un «état des lieux» du développement humain dans les trois régions du Sud, en s’appuyant sur le référentiel de la Charte sociale adoptée par le CESE. Ce rapport souligne les avancées substantielles qui ont été réalisées, notamment en termes de bien-être social, de réduction de la pauvreté et des inégalités, les nombreux acquis qui méritent d’être consolidés, en particulier en termes de sécurité, d’espérance de vie, de généralisation de l’enseignement, d’accès aux services publics de base et au logement, mais souligne aussi des points faibles qu’il convient de dépasser : l’inadéquation de certaines politiques de développement (environnement, urbanisation, santé de base, éducation et formation, distribution des aides sociales), les allégations de non-effectivité du cadre législatif et réglementaire en vigueur, un dialogue civil insuffisant et des attentes considérables de la société civile. Partant de ce constat, le rapport d’étape propose que le modèle de développement soit fortement ancré dans les principes fondamentaux définis par la nouvelle Constitution et soit concrétisé par la mise en œuvre des objectifs de la Charte sociale élaborée par le CESE, le tout dans le respect des spécificités de la région (promotion des droits humains essentiels, gouvernance qui s’inscrit dans le cadre de la régionalisation élargie, des principes de solidarité interrégionale et de démocratie participative, la transparence et la reddition des comptes).
Sur la base de ce diagnostic, le rapport identifie cinq enjeux fondamentaux pour libérer la dynamique de développement et consolider la démocratie dans les régions du Sud. Ils concernent :
• le pilotage des politiques publiques locales, pour les orienter vers la création de richesse et de l’emploi et vers une plus grande transparence, équité et justice sociale ;
• le recentrage du bénéfice des ressources de la région sur les besoins fondamentaux des citoyens de ces provinces ;
• la protection de l’environnement et l’engagement en faveur du développement durable ;
• la valorisation du référentiel culturel régional et le renforcement de sa contribution au développement ;
• les mesures et mécanismes de rétablissement de la confiance et de consolidation du lien social et de la cohésion entre toutes les composantes de la population.

Les grandes lignes du modèle

Pour relever ces défis, il convient de repenser le modèle de développement actuel à travers un ensemble d’inflexions majeures au niveau des politiques publiques menées dans la région :
• Économique : prolonger l’action de l’État par le privé, promouvoir l’économie sociale et solidaire, définir des modalités transparentes de gestion des ressources naturelles à même de faciliter le recours aux IDE dans le domaine de l’exploration et de la valorisation de ces ressources et d’impacter le développement et les conditions de vie des populations locales.
• Social et culturel : favoriser la mixité entre les différents segments de la population ; définir des filets de sécurité pour les plus vulnérables ; proposer des mesures positives en faveur des populations locales dans les domaines économique et social ; favoriser un retour digne et une intégration réussie des populations sahraouies actuellement dans les camps de Tindouf.
• Développement humain : améliorer les indicateurs de développement humain en matière d’éducation et de santé ; renforcer le bien-être et la cohésion sociale ; valoriser le patrimoine culturel de la région.
• Aménagement du territoire et environnement : mettre en œuvre une politique des villes qui prend en compte les exigences de l’aménagement du territoire et de la durabilité ; sauvegarder les écosystèmes en péril.
• Implémentation et gouvernance : cohérence d’ensemble des politiques publiques, mécanismes de pilotage du projet de développement ; participation effective des populations ; gestion graduelle de la transition.
Telles sont les grandes lignes du modèle de développement en cours d’approfondissement au niveau du CESE pour un rapport final attendu en octobre. 


Publié le : 11 Juin 2013 – Farida Moha, LE MATIN


L’AEMF est de retour avec un nouveau colloque pour 2013

L’Association des Etudiants Marocains de France (AEMF) revient en force le samedi 8 Juin à Paris avec son cycle de conférences annuel sur le développement économique et politique au Maroc. Après avoir fait salle comble dans les plus hauts lieux de la République Française – Assemblée nationale (2010), Académie Diplomatique Internationale (2012) – c’est au très prestigieux Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental, que l’Association des Etudiants Marocains de France mettra le Maroc à l’honneur cette année.

Fidèle à sa réputation, l’AEMF a concocté un panel riche en personnalités de haut niveau.  Notables des sphères politiques et économiques françaises et marocaines, les intervenants sont attendus pour un débat de qualité autour de la problématique: « Quelles réalisations pour les chantiers stratégiques du Maroc ? ». Parmi eux l’on peut compter S.E. Chakib Benmoussa, Ambassadeur de Sa Majesté à Paris, Monsieur Nabil Benabdellah, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville du Maroc, Monsieur Luc Chatel, ancien Ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse, et de la Vie Associative, et actuel Vice-président délégue de l’UMP, Monsieur Fathallah Sijilmassi, Secrétaire Général de L’Union pour la Méditerranée, ainsi que Monsieur Stève Gentili, Président du Forum Francophone des Affaires.

Le cycle de conférence s’étalera sur la journée et sera organisé en deux parties. Dans un premier temps seront abordés les aspects économiques et plus précisément la place qu’occupe le Maroc aux niveaux régional ainsi que les colocalisations en tant que nouvelles formes de partenariat entre la France et le Maroc. Le débat s’articulera autour de la position centrale du Maroc en tant qu’investisseur et modèle de développement dans la région et en tant qu’interface entre l’Europe et l’Afrique.  Position joliment qualifiée par la métaphore de Feu Sa Majesté Le Roi Hassan II d’« arbre dont les racines nourricières plongent profondément dans la terre d’Afrique et qui respire grâce à son feuillage bruissant aux vents d’Europe ». Des personnalités marocaines et étrangères de renom partageront leur avis sur le rôle économique que joue le Maroc, appuyant leurs propos par des cas et des projets concrets, et expliqueront comment le Maroc peut contribuer à l’émergence d’une zone géographique aussi dynamique que les pays aux plus hauts niveaux de croissance.

Dans un second temps, seront abordés la situation politique du Maroc ainsi que le fonctionnement institutionnel vu par le gouvernement et l’opposition. Mise en place de la nouvelle constitution, redressement de la croissance, maintien des équilibres macroéconomiques, réforme de la caisse de compensation et gestion des affaires étrangères sont à l’ordre du jour et ne font pas l’unanimité. C’est autour de ces thèmes qu’échangeront les personnalités à l’honneur de la conférence AEMF. Le dialogue entre les différentes parties prenantes au débat apportera des éléments clefs pour la lecture des sujets qui font l’actualité politique du Maroc.

Le colloque invite la jeunesse marocaine à s’impliquer et à prendre position sur les questions qui touchent actuellement le Maroc mais également et surtout dans une perspective d’avenir afin de faire de cette jeunesse brillante et active venue se former en France le moteur du Maroc de demain. L’Association des Etudiants Marocains de France, en adéquation avec son objectif de rassembler les étudiants marocains au travers d’échanges culturels et intellectuels, promet cette année encore un échange riche et une réflexion substantielle.

Participation de Driss Lachgar à une conférence de l’AEMF

Le Premier secrétaire s’entretient avec une délégation palestinienne


Participation de Driss Lachgar à une conférence de l’AEMF
L’Association des étudiants marocains en France a organisé, samedi 8 juin, une conférence sur le développement économique et politique au Maroc, et ce au siège du Conseil économique, social et environnemental français à Paris.
Plusieurs personnalités politiques et économiques marocaines et françaises ont participé à cette rencontre dont le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée Fathallah Sijelmassi, le président de l’Association des étudiants marocains en France, Abdelmalek El Alaoui, le délégué général de l’Institution de prospective économique du monde méditerranéen, Natalie Kosciusko-Morize, l’ancien ministre et candidat à l’élection de la mairie de Paris, Badr Kanouni, le directeur général d’Al Omrane, Mohamed El Kettani, le directeur général d’Attijariwafa bank, le président du Conseil national des droits de l’Homme, Driss El Yazami et d’autres personnalités marocaines et françaises.
Cette rencontre a été une occasion pour aborder les potentialités économiques qu’offre le Maroc  et les politiques qu’il mène dans plusieurs secteurs.
S’inscrivant dans le cadre du cycle annuel des débats de l’AEMF sur le développement économique et politique au Maroc, elle a également  permis aux décideurs marocains des secteurs public et privé et aux opérateurs et intellectuels nationaux et français, de donner des éclairages sur la mise en œuvre des politiques publiques et d’initiatives privées, permettant au Maroc de passer du statut de pays intermédiaire à celui d’un pays émergent en multipliant son PIB par deux voire par trois dans les années à venir.
Par ailleurs, le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, a eu, en fin de semaine dernière à Rabat, des entretiens avec une délégation du Fatah présidée par Ahmed Azzam,  responsable du dossier de la réconciliation au sein de ce mouvement palestinien et président de son groupe parlementaire au Conseil législatif palestinien.
Lors de cette rencontre tenue au siège central du parti, les deux parties ont plaidé pour le renforcement de leurs relations bilatérales.
La délégation du Fatah a fait part au Premier secrétaire de l’USFP des derniers développements de la cause palestinienne dans un contexte arabe et international en pleine mutation. Elle a également abordé avec Driss Lachgar le dossier de la réconciliation nationale palestinienne.
A noter que Driss Lachgar était accompagné de Fatiha Seddas, membre du Bureau politique, Mohamed Ben Abdelkader et El Moussaoui El Ajlaoui, membres de la Commission des relations extérieures du parti, ainsi que d’Abdelmalek El Jeddaoui, chargé du dossier des relations extérieures au siège central du parti.
Quant à la délégation du Fatah, elle était composée en plus d’Ahmed Azzam, d’Ali El Kablaoui, conseiller politique et de Wassif Mansour, ministre plénipotentiaire à l’ambassade de Palestine à Rabat.

Universités

Sciences et technologies

C’est dans ces filières que se dirigent la plupart des bacheliers scientifiques.
Ils étudient les maths et la physique, ainsi que la chimie, les sciences de la vie, les sciences de la Terre, l’informatique, ou les systèmes industriels (électronique, mécanique)…
Théoriques, ces formations exigent des capacités d’abstraction, d’analyse et d’expression écrite.

Santé

Les médecins, pharmaciens et dentistes sont formés à l’université, les sages-femmes en école (après une 1ère année universitaire). Des cursus qui nécessitent une grande capacité de travail.
Les études de santé sont longues : 9 ans au minimum pour médecine, de 6 à 9 ans pour dentaire et pharmacie, 5 ans pour sage-femme. Avec une 1re année commune dite « PACES » qui prépare aux concours d’entrée dans ces quatre filières. En ligne de mire : un diplôme d’État (DE), obligatoire pour exercer.

Économie et gestion

Les bacheliers S sont nombreux dans ces filières qui forment, en 5 ans (master), aux métiers de la gestion, du commerce, de la comptabilité, de la finance, des assurances, de la banque.
La licence de sciences économiques convient bien aux S. Centrée sur la modélisation des phénomènes économiques, celle-ci fait appel aux techniques quantitatives de gestion (maths, statistiques).
La licence d’administration économique et sociale (AES) convient aux moins matheux. Elle permet d’acquérir une culture pluridisciplinaire centrée sur le monde de l’entreprise (droit, économie, gestion, sciences humaines).

Droit, science politique

Les bacheliers ES sont nombreux dans la filière juridique qui mène en 5 à 8 ans aux métiers de la justice, du notariat, du conseil aux entreprises, des ressources humaines…
Les études de droit et de sciences politiques requièrent un esprit méthodique, de bonnes capacités de synthèse et d’analyse, et des qualités d’expression en français.
Les spécialisations à choisir en licence de droit (droit privé, pénal, public, international, des affaires…) préfigurent les orientations de master.
La mention science politique débute souvent en 3eannée. Elle peut être couplée au droit, mais aussi à l’histoire. Des spécialisations sont ensuite proposées en master, niveau minimum pour s’insérer dans les secteurs de la communication, du journalisme, de l’international ou de l’humanitaire…
La formation professionnelle se déroule en école ou en institut, après un concours. Recrutement à différents niveaux : bac+2 (greffier), bac+3 (attaché de la fonction publique), bac+4 (avocat, magistrat, huissier) ou bac+5 (commissaire de police).

Lettres et langues

Les plus littéraires des bacheliers ES peuvent choisir une licence de lettres pour poursuivre en master ou en école, s’ils envisagent une carrière d’enseignant ou un métier du journalisme ou de la communication. Les qualités qu’ils devront mettre en œuvre?: savoir hiérarchiser les informations, s’exprimer clairement en français, organiser une argumentation, etc.
Avec un très bon niveau dans deux langues vivantes, les ES peuvent opter pour une licence de langues étrangères appliquées (LEA). Fondé sur l’étude de deux langues appliquées au droit, à l’économie, à la gestion, à l’informatique…, ce cursus offre des débouchés en entreprise.
Autre possibilité : la filière langues, littératures et civilisations étrangères (LLCE), davantage tournée vers les métiers de l’enseignement, de la traduction ou de l’interprétariat. Débouchés à bac + 5.

Sciences humaines et sociales

Les bacheliers ES représentent plus du tiers des étudiants de ces filières. Là encore, le master (bac + 5) est un minimum pour trouver un emploi.
Les étudiants ont le choix entre philosophie, psychologie, sociologie, histoire et géographie. Des domaines qui requièrent une solide culture générale, des qualités d’expression et, parfois, une aisance à manipuler des données chiffrées ou des représentations graphiques (sociologie, géographie, psychologie).
Les débouchés sont variés : enseignement, documentation, journalisme, aménagement, urbanisme, ressources humaines… Une double compétence en gestion ou en informatique est appréciable.

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Ecoles spécialisés

Architecture

Les écoles d’architecture recrutent sur dossier dès le bac, pour 5 ans. Les bacheliers S y sont majoritaires. Le DE d’architecte, auquel elles préparent, est obligatoire pour exercer.

Ingénieurs

Un ingénieur sur cinq est formé directement après le bac, en 5 ans.
Nombre d’écoles, dont les ENI (écoles nationales d’ingénieurs), les écoles de la Fésic (Fédération d’écoles supérieures d’ingénieurs et de cadres), les Insa (instituts nationaux des sciences appliquées), certaines écoles d’université…, recrutent des S, sur concours ou sur dossier.
À noter : si les écoles en 3 ans recrutent principalement à l’issue des prépas scientifiques, elles sont aussi accessibles avec une L2 validée, un BTS, un DUT ou après une prépa en 1 an post-bac + 2.

Santé

Les écoles paramédicales préparent, en 3 ou 4 ans, aux DE ou aux certificats de capacité, obligatoires pour exercer : infirmier, orthoptiste, audioprothésiste… Accès sur concours. Une préparation peut être recommandée.
Attention : un grand nombre d’écoles de kinés, d’ergothérapeutes, de psychomotriciens et de manipulateurs radio recrutent à l’issue de la 1re année commune aux études de santé (PACES).
Le diplôme d’ostéopathe (DO) se prépare en école privée, en 5, voire 6 ans.
Les écoles vétérinaires recrutent principalement à l’issue des prépas BCPST, pour 5 ans d’études.

Les IEP

Les neuf IEP (instituts d’études politiques) recrutent sur épreuves post-bac, pour 5 ans d’études. Les formations concernent divers domaines : économie, gestion, relations internationales, communication…

Social

Les écoles du secteur social préparent en 3 ans après le bac au diplôme d’État (DE), obligatoire pour exercer?: assistant de service social, éducateur… Accès sur concours.

Commerce, gestion, comptabilité

Une quarantaine d’écoles de commerce en 4 ou 5 ans (notamment celles de la banque Sésame) proposent un recrutement dès le bac. Les écoles supérieures de commerce en 3 ans recrutent, elles, principalement à l’issue des prépas économiques.
D’autres écoles forment en 2 ou 3 ans à la vente (réseau Négoventis, écoles de gestion et de commerce…).
Les écoles spécialisées dans la filière expertise comptable mènent à des diplômes de différents niveaux. Le premier est le diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), qui peut se préparer en lycée, en 3 ans.
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Classes préparatoires

Les prépas scientifiques

15 % des bacheliers S intègrent ces classes qui leur sont réservées.
- En 1re année, les élèves choisissent entre les voies MPSI (maths, physique, sciences de l’ingénieur), PCSI (physique, chimie, sciences de l’ingénieur) et PTSI (physique, technologie, sciences de l’ingénieur), ou la prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), selon leurs goûts et leurs capacités.
- En 2e année, les prépas MP, PC, PSI et PT succèdent aux MPSI, PCSI ou PTSI. Elles offrent des chances équivalentes d’intégrer une école d’ingénieurs ou une école normale supérieure (ENS).
Néanmoins, des différences de programme existent.
La filière MP (maths-physique) s’adresse ainsi aux matheux qui ont un goût prononcé pour l’abstraction. La filière PC (physique-chimie), plutôt aux élèves forts en physique-chimie. La filière PSI (physique-sciences de l’ingénieur) intéresse les élèves motivés par les réalisations de haute technologie avec une approche expérimentale. La filière PT (physique-technologie) s’adresse aux scientifiques motivés par la technologie et la production industrielle.
En 2 ans, les prépas BCPST conduisent principalement aux concours d’entrée des écoles d’ingénieurs agronomes et des écoles vétérinaires. Elles ouvrent aussi l’accès aux ENS.

Les prépas économiques

Près de 5 % des bacheliers ES choisissent de s’inscrire dans une classe prépa économique. Deux voies au choix :
Les prépas économiques et commerciales option économique sont destinées aux bacheliers ES. Pour y être admis, il faut un bon dossier, équilibré entre les maths, les disciplines littéraires et économiques.
Ces classes donnent accès aux écoles supérieures de commerce et de gestion. Si l’accès aux écoles jugées les plus prestigieuses est difficile, l’option économique offre des chances sérieuses d’intégrer une bonne ESC de province.
Les prépas économiques Cachan, qui mènent principalement à l’ENS de même nom, sont également accessibles aux bacheliers ES. L’option droit, économie et gestion convient au profil sciences économiques et sociales ; l’option économie, méthodes quantitatives et gestion, au profil maths appliquées.

Les prépas littéraires

Rares sont les bacheliers ES à s’inscrire en prépa littéraire. De fait, le nombre de places au concours des ENS est faible. Néanmoins, on y reçoit une excellente formation.
Les prépas ENS lettres s’adressent aux passionnés de littérature, de langues, de philosophie et d’histoire. Les ES représentent près d’un élève sur quatre. Ces classes ouvrent l’accès aux écoles normales supérieures (ENS) d’Ulm, de Lyon et de Cachan, et aux écoles de commerce via l’option littéraire des concours des écoles de commerce.
Les prépas ENS lettres et sciences sociales s’adressent aux mordus de sciences économiques et sociales désireux de les enseigner. Réservées aux matheux, ces classes mènent aux ENS d’Ulm, de Lyon et de Cachan et aux écoles nationales de statistique.

Les autres prépas

Peu de bacheliers S optent pour des prépas non scientifiques, alors que certaines classes leur sont destinées. Ainsi, 3 % de S s’inscrivent en prépa économique et 1 %, en prépa littéraire.
L’option scientifique des prépas économiques et commerciales s’adresse aux bacheliers S qui souhaitent intégrer les écoles supérieures de commerce. Axées sur les maths, ces classes mettent aussi l’accent sur les langues et les sciences humaines, présentes aux concours. D’un haut niveau d’exigence, elles ouvrent l’accès aux écoles les plus cotées : HEC, l’Essec…
Les prépas économiques Cachan, qui mènent à l’ENS du même nom et aux écoles nationales de statistique, sont accessibles aux bacheliers S. Ces derniers représentent 26,5 % des effectifs de l’option droit, économie et gestion et presque 40 % des effectifs de l’option économie et gestion. Néanmoins, Cachan n’ouvre que 47 places par an dans ces spécialités.
Les prépas ENS lettres et sciences sociales s’adressent aux bacheliers mordus de sciences économiques et sociales, et qui désirent les enseigner. Ces classes, qui comptent 60 % de bacheliers S dans leurs rangs, mènent aux ENS (Ulm, Cachan et Lyon) et aux écoles de statistique.
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BTS/ DUT

Les brevets de technicien supérieur (BTS)

6 % des bacheliers S préparent un BTS, en lycée ou en école privée.
Les spécialités à privilégier sont : analyses de biologie médicale ; assistance technique d’ingénieur (ATI) ; bioanalyses et contrôles ; chimiste ; diététique ; informatique de gestion ; informatique et réseaux pour l’industrie et les services techniques (IRIST) ; optique ; métiers de l’audiovisuel ; sciences et génie des matériaux ; systèmes électroniques…

0,5 % de bacheliers ES préparent un BTS, en lycée ou en école.
Les spécialités adaptées sont : assurance ; banque ; commerce international ; communication ; économie sociale et familiale ; notariat ; professions immobilières.

Les diplômes universitaires de technologie (DUT)

13 % des bacheliers S s’inscrivent à l’IUT (institut universitaire de technologie) pour préparer un DUT.
Les spécialités adaptées sont : génie biologique ; génie chimique, génie des procédés ; génie civil ; génie électrique et informatique industrielle (GEII) ; hygiène, sécurité, environnement ; informatique ; mesures physiques ; réseaux et télécommunications ; statistique et informatique décisionnelle (STID).

Environ 12 % des bacheliers ES s’inscrivent en IUT. Une moyenne qui varie en fonction des spécialités.
Les spécialités dans la suite logique du bac sont :carrières juridiques; carrières sociales; gestion administrative et commerciale (GACO) ; gestion des entreprises et des administrations (GEA) ; gestion logistique et transport ; info-com ; statistique et informatique décisionnelle (SID) ; techniques de commercialisation…

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