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Débat à Paris sur les grands chantiers du royaume

C’est une conférence annuelle aux atours de démonstration de force qu’a organisée l’Association
des Étudiants Marocains de France (AEMF), la grande rivale « populaire » de l’Association
des Marocains aux Grandes Écoles (AMGE), considérée comme plus élitiste.

Chakib Benmoussa s’adressant à l’auditoire lors de la journée d’études organisée samedi à Paris.

Chakib Benmoussa s’adressant à l’auditoire lors de la journée d’études organisée samedi à Paris.

 

Présidée par Ahmed Lahlou, l’AEMF a élu domicile samedi dernier toute la journée au sein du très prestigieux Conseil économique, social et environnemental  français de la place d’Iéna, où se sont massés près de 600 étudiants et acteurs associatifs marocains résidents en France afin de débattre avec un parterre de choix . La matinée a été consacrée au développement et à l’économie, avec une « leçon de choses » introductive effectuée par l’ambassadeur Chakib Benmoussa, qui pour le coup ne s’est pas exprimé en tant que diplomate mais a remis sa casquette de Président du CESE marocain en livrant une analyse sans concession de défis pour les provinces du Sud. Benmoussa a surpris l’auditoire par un constat qui relève les nombreuses carences en termes d’approche de développement au Sahara, s’inscrivant ainsi dans la droite ligne des travaux qu’il a remis au roi Mohammed VI il y a quelques mois, que beaucoup ont considéré comme étant le prélude à une évolution substantielle de la doctrine officielle vis à vis des provinces du Sud, avec une approche beaucoup plus centrée sur le culturel. Le débat économique, qui a suivi l’intervention de Chakib Benmoussa était animé, avec beaucoup d’interrogations sur le modèle… politique du Maroc, et la stratégie économique poursuivie par le PJD, mais également des thématiques récurrentes sur l’intégration régionale. C’est d’ailleurs à ce titre que Fathallah Sijilmassi, Secrétaire général de l’UpM a effectué un véritable plaidoyer en faveur d’une Union maghrébine rénovée. Nathalie Kosciusko-Morizet, Candidate UMP à la mairie de Paris et ancienne ministre, s’est quant à elle exprimée sur la nécessité pour le Maroc d’orienter son activité économique sur les chantiers numériques, estimant que ces derniers sont des « aplanisseurs d’inégalités » tout en étant fortement générateurs de croissance. Sur une note plus personnelle, Nathalie Kosciusko-Morizet a affirmé que la relation entre la France et le Maroc était « sentimentale » là où celle qui lie l’Hexagone à Alger est plus « passionnelle », avec toute la différence que cela induit. Badr Kanouni, Président du Holding Al Omrane, a quant à lui présenté la transformation de l’opérateur national dans l’habitat, brossant un portrait de la vision de l’aménagement spatial du Maroc, et son inscription dans la

conseilstratégie globale du pays.

Abdelmalek Alaoui, Président du cabinet de Conseil Global Intelligence Partners et de l’Association Marocaine d’Intelligence économique, s’est exprimé sur la thématique du « choc des élites » au Maroc et son impact potentiel sur l’économie du pays. Ceci a suscité beaucoup de questions de la part de la salle, les participants s‘interrogeant sur l’impact qu’aurait un tel « choc » s’il venait à se cristalliser et sur le moyens de l’éviter. Jean-Louis Guigou de l’institut IPEMED a affirmé avec force la nécessité pour les rives Sud et Nord de la Méditerranée de trouver les moyens de créer de la croissance ensemble, à travers une démarche de colocalisation qu’il appelle de ses vœux. Quant à Dominique Vastel, N°2 de la SNCF, il a bien entendu été longuement interpellé sur le projet de ligne à grande vitesse entre Tanger et Casablanca, qui fait l’objet d’une vive polémique au Maroc entre « pros » et « antis » TGV.  L’après-midi a été consacrée au volet politique, en dépit de la défection de dernière minute du représentant du PJD, le ministre Drissi Azami. Ceci n’a pas empêché les débats de faire monter le mercure dans la salle, avec un Driss Lachguar très en verve et un Moncef Belkhayate pour le compte du RNI très en forme. Belkhayate a d’ailleurs été la « star » à la sortie des débats, certains étudiants qui l’avaient attaqué fortement dans la salle lui demandant de se faire… prendre en photo avec lui. Illustration s’il en fallait que la politique marocaine n’est pas à un paradoxe près…

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